Materiel paramédical - Conseils d'ergothérapeutes

04 72 84 00 07 du lundi au vendredi de 9h à 12h.

 
 
Swipe to the right

La dépression de Noël

4 years ago 3773 Vues

Noël n'est pas une fête joyeuse pour tout le monde. Les fêtes de fin d'année sont souvent l'occasion de souvenirs douloureux et de tristesse. Ces fêtes sont redoutées par ceux qui ont déjà une tendance dépressive, et cela s'accroit quand les circonstances de la vie… : mauvaises relations avec l'entourage, solitude, veuvage, nouvelle configuration familiale imposée par la dégradation d'un proche.

Les patients décrivent une sensation d'oppression diffuse, des regrets, une impression de gâchis.

Dépression Noël

Les fêtes de fin d'année ne sont pas l'unique cause de cet état. Sont en cause également des aspects :

  • somatiques : ralentissement du métabolisme, manque de vitamine D, appétit augmenté, sommeil plus long et/ou plus lourd,
  • saisonniers : journées plus courtes, manque de luminosité. Il faut souligner que l'hiver est une période qui favorise le fait de broyer du noir. Ce type de déprime apparaît souvent dès le mois d'octobre pour disparaître avec l'arrivée des beaux jours.
  • psychologiques : moral et énergie diminuent, exacerbation des problèmes personnels. Les fêtes de fin d'année sont synonymes de regroupements familiaux. Ces retrouvailles peuvent donner lieu à des frictions et raviver d'anciennes querelles. De plus, ces réunions traditionnelles peuvent réveiller les douleurs liées à un événement qui a modifié la composition du foyer (deuil, divorce…). Mais si voir sa famille peut parfois être source de tension, à l'inverse, passer Noël seul est souvent bien plus difficile. La solitude au moment des fêtes est l'un des principaux facteurs déclenchants de la dépression.
  • cycliques : la fin d'année est souvent l'occasion de faire un bilan, de prendre de nouvelles résolutions pour la nouvelle année. Mais ce n’est pas le moment de tout régler. Il faut plutôt se demander ce qu’on fera cette année pour que ça aille mieux au prochain Noël. Il serait possible d’atténuer les risques de retomber en dépression à l’approche des fêtes, à condition de se préparer en analysant les raisons qui rendent ces fêtes tristes. Ce serait l'occasion de se poser quelques questions :

que représente Noël pour moi ?

pourquoi est-ce une période difficile ?

est-ce que je me crée trop d’attentes ?

est-ce que je me fixe des objectifs réalistes ?

La déprime qui s'est s'installée pour quelque temps ressemble de près à la dépression vraie : tristesse, perte des envies et du plaisir, fatigue, insomnies ou autres troubles du sommeil… cela peut aller jusqu'à des envies de mourir. Il peut aussi s'agir d'une dépression vraie qui s'aggrave à l'approche des fêtes.

S'il s'agit d'un véritable état dépressif, il faut se faire soigner : le médecin généraliste et le psychiatre sont là pour diagnostiquer et établir un programme de soins.

Pensons-y : la relation sociale est un facteur protecteur. Nous sommes, comme tous les mammifères, des êtres qui supportons mal la solitude ! N'hésitons pas, si nous connaissons des personnes seules, à prendre de leurs nouvelles, à les solliciter, à leur parler, et pourquoi pas, à les inviter à notre table.

Article rédigé par Annie AUDO, psychologue-gérontologue.

Posté dans : Les pathologies

Notez cet article :

Remonter

Remonter

Veuillez patienter...

> Vous venez d'ajouter au panier le produit suivant :